LA BANQUE MONDIALE PRESENTE LE RAPPORT D’EVALUATION DES POLITIQUES ET DES INSTITUTIONS DE LA RCA POUR ANNEE 2017

C’est au cours d’un atelier organisé le vendredi 10 mai  dernier  à l’Hôtel Ledger Plazza à Bangui que

La Banque Mondiale a présenté le rapport d’évaluation des politiques et Institutions : Utilité et option de réformes pour la République centrafricaine.

Cette rencontre qui a regroupé une vingtaine de Ministres  a été co-présidé par le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération M. Félix MOLOUA et le Représentant de la Banque Mondiale en RCA M. Robert BOUJAOUDE.

 D’entrée du jeu, le Représentant M. Robert BOUJAOUDE cet exercice s’inscrit dans le cadre d’une entente de Partenariat de longue date entre la RCA et le Groupe de la Banque mondiale. L’Evaluation des Politiques et des Institutions des Pays (CPIA) est un outil qui servira à identifier les faiblesses structurelles de l’économie centrafricaine et de formuler des réponses aux défis pour lever les contraintes à une croissance accélérée et inclusive, à  la création d’emploi et à la réduction de la pauvreté et des inégalités. Aussi, l’amélioration du score CPIA de la RCA pourrait lui permettre de bénéficier d’une allocation IDA plus importante. A-t-il déclaré.

Par la même occasion, il a salué les efforts consentis par la République centrafricaine, depuis la crise de 2013, et qui se sont traduits par une augmentation constante du taux de croissance qui est passé de -36.7% à près de 4% en 2018, soit 3,3 points de pourcentage au-dessus de la moyenne des pays membres de la zone CEMAC.

Les prévisions de croissance à moyen-terme restent bonnes consécutivement à la  signature  de l’accord de paix en février dernier qu’il espère produit des effets multiplicateurs sur les autres secteurs de l’économie, a-t-il ajouté.

 Quant au Ministre MOLOUA, il a indiqué que l’atteinte des objectifs de développement nécessite la conception et la mise en œuvre de politique et de réforme adéquates, pilotées par des personnes guidées par l’exigence de résultat, sous le couvert d’un cadre institutionnel solide et cohérent. En d’autre termes, des institutions fortes, qui s’appuient sur un cadre législatif et règlementaire juste et équitable, sont fondamentales pour susciter l’initiative privée, renforcer le sentiment d’appartenance ainsi que le contrat social entre l’Etat et ses citoyens, c’est dans cette optique que la Banque mondiale a défini un indicateur dénommé CPIA dont l’objectif principal est d’évaluer la qualité des politiques et des cadres institutionnels.

A cet effet, le Gouvernement continuera à déployer des efforts dans le processus de la mise en œuvre des réformes qui permettront d’améliorer le score CPIA de la RCA.

Il est important de rappeler que, le CPIA  se base sur 16 critères réunis en quatre groupes également pondérés à savoir : la gestion économique, la politique structurelle, la politique de lutte contre l’exclusion sociale et de promotion de l’équité, la gestion et institutionnalisation  du secteur public. Ce rapport atteste que la RCA est dans la bonne voie pour l’amélioration de sa politique économique et de la réforme des cadres institutionnels.

Rep: Brice-Devalor OUATEBOT/ Nina GBAGBO

Image: Lionel Andric POUTOU

Poster un commentaire

Les commentaires seront validés par l'équipe de modération avant d'être publiés.

Commentaires publiés

Pas de commentaire.

Autres articles :

LE MINISTRE FELIX MOLOUA RENCONTRE LES ONG

LE PROJET LONDO, UN OUTIL POUR LA RECONSTRUCTION ET LA RECONCILIATION DU PAYS

COMMUNIQUE AUX ONGS

LA SOUS-PREFECTURE D’ALINDAO RENAIT DE SES CENDRES

Unité, Dignité, Travail

République Centrafricaine